Klam & Co

Raconte sa vie... et celle des autres

19 novembre 2008

Le briseur de couple (Part. I)

   Tout commence un week-end du mois d'avril. Je chate tranquillement sur un site, sans vraiment savoir ce que j'y cherche. Et puis un mec me contacte: Jérémy, 18 ans, habitant Lyon. Je suis un peu surpris, mais la conversation s'engage. Il a l'air sympa, le courant passe bien. Nos échanges se poursuivent les jours suivants, et très vite, nous nous téléphonons. Il ne s'agit pourtant pas du début d'une relation, puisque Jérémy est en couple et que, par principe, je ne m'immisce pas dans les couples.

   Cependant, Jérémy m'avoue assez rapidement que lui et son copain, Anthony, 21 ans, font souvent des plans à trois. Et il me suggère bientôt de venir les voir à Lyon pour "faire plus ample connaissance". Entre temps, il m'avait "présenté" via MSN, Anthony, qui était bien mignon lui aussi. Vu sous cet angle, c'est différent: je suis invité à me glisser au milieu du couple pour quelques moments de plaisir, et je me dis qu'il serait idiot de s'en priver. Et puis, je ne suis jamais allé à Lyon, c'est donc l'occasion de visiter (bon ok, c'est secondaire comme raison, je reconnais...).

   C'est donc chose faite lors du week-end de pentecôte, en juin. Un excellent séjour d'ailleurs, entre visite de la ville (un peu), bars et boîtes (beaucoup) et lit à trois (quel bonheur). Ce couple ne transgresse les "règles" que pour faire des plans à trois. C'est-à-dire qu'aucun des deux ne doit aller coucher de son côté. Pourtant, le samedi après-midi, alors qu'Anthony est au travail, Jérémy et moi nous laissons aller... tous les deux. Et il ne faut absolument pas qu'Anthony le sache, sinon, c'est la catastrophe, il risque de le quitter. Cependant, le soir même, il a des doutes et cuisine son copain, qui nie en bloc. L'incident est finalement clos.

   La fin du week-end se passe pour le mieux, et je repars le lundi soir. Anthony me raccompagne à la gare, tente de me demander si j'ai couché avec son mec, et me dit que s'il apprenait une chose pareille, il le quitterait. Je me sens mal, je mens, il n'insiste pas. Il me dit au-revoir et me serre tendrement... tout comme je  l'avais longuement fait le matin même, vers 6 heures, alors que nous sortions de boîte, qu'il faisait un peu frais dehors, et que je l'avais réchauffé en le prenant dans mes bras. Nous étions restés une demi-heure comme ça... face à Jérémy qui discutait avec des amis.

   Jérémy et moi restons en contact par le chat, msn et le téléphone... mais le plus souvent hors la présence d'Anthony. Il faut dire qu'il m'avait avoué pendant le week-end qu'il me "kiffait bien" et m'avait demandé ce que je dirais s'il me disait qu'il voulait rentrer avec moi à Paris et laisser tomber son copain. Je n'avais trop rien répondu, si ce n'est que ce n'était pas une décision à prendre sur un coup de tête, juste après un simple week-end passé ensemble. Et surtout, je ne voulais pas m'interposer dans leur couple. Nous nous sommes simplement dit que nous nous reverrions à l'occasion. Mais les choses prirent une toute autre tournure...

(à suivre)

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17 novembre 2008

Des hauts et des bas

   Une distribution époustouflante qui promettait de grands éclats de rire: Muriel Robin, Gérard Jugnot, Michel Blanc, Victoria Abril, Josiane Balasko, André Dussolier, Valérie Lemercier, François Morel, Yolande Moreau, Daniel Prévost... et puis au final, il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas autant ennuyé (et je reste poli) au cinéma. Ce soir, je suis allé voir l'avant-première de "Musée haut, musée bas", de Jean-Michel Ribes, à l'UGC des Halles. En plus, il était annoncé "en présence de l'équipe du film". Ca ne pouvait donc qu'être attrayant. Eh bien "l'équipe du film" présente s'est limitée au réalisateur, que j'ai croisé descendant l'escalier pour aller sur la scène et répondre aux questions des spectateurs, alors que je m'empressais de quitter la salle, à peine le film terminé. Pourtant, je m'attendais à mieux de la part du créateur de la série des années 80 "Palace" que j'aimais tant. Humour décalé, et pas toujours très fin, certes, mais humour quand même. Chose que je n'ai absolument pas retrouvée dans ce film navrant. Bon public habituellement, je n'ai vraiment pas accroché cette fois-ci et j'ai réellement failli m'endormir.

   J'ai préféré de très loin "Vilaine" avec Marilou Berry, que j'ai vu la semaine dernière. Bon, c'est sûr, ça ne restera pas dans les annales du cinéma, mais on s'y amuse bien, et au moins, il y a des vannes... Tout comme "Bouquet final", que je suis allé voir hier soir, et que j'ai trouvé excellent. Sur un sujet qui parait pourtant difficile à traiter (les pompes funèbres), l'humour (noir) est omniprésent et rien que pour ça, j'ai adoré. Didier Bourdon, toujours égal à lui-même, mais également touchant dans ce film, parvient à dédramatiser ces tristes instants que l'on a tous connus et nous  garantit un très agréable divertissement. C'est avec impatience que j'attends la deuxième partie de "Mesrine" (l'ennemi public n° 1) qui sort ce mercredi, et qui, s'il est au niveau du premier, promet de nous faire passer un excellent moment.

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11 novembre 2008

"Sam" et "Soeur Emmanuelle"

   Samedi soir, une fois par mois, c'est la tradition, c'est soirée Follivores. On ne peut mieux résumer l'ambiance de cette soirée que ne l'a fait Activia dans un post récent (http://toonsworld.free.fr/blog/index.php?post/2008/10/12/Un-samedi-charge) mais chaque nouvelle édition apporte son lot de surprises. Ce samedi, donc, nous avons pu croiser, comme d'habitude, de "vieilles" connaissances (c'est-à-dire des gens qui, comme nous, viennent depuis des années se déhancher comme des connes au son de Chantal Goya et d'Annie Cordy, alors qu'ils  essaient de jouer les mecs virils dans le Marais, et dont on ne connaît pas les prénoms, mais que nous saluons toujours) mais aussi des personnes sur qui on ne s'attend pas à tomber.
   Ainsi, dans un moment de pause (ou d'ennui plutôt, c'est-à-dire lors d'une chorégraphie à la con de la troupe de "Rabbi Jacob", dont tout le monde se foutait), une fille vient se planter devant moi, que je reconnais immédiatement: une copine de mon ex (l'hôtesse de l'air) que je n'ai pas vue depuis longtemps, et qui me dit que Florian, l'ex-colocataire de mon ex (oui, ça fait beaucoup d'ex, je sais) est là. Bon déjà, rien qu'en apprenant ça, la piste de danse est devenue plus glissante que si 100 mecs transpirant avaient rampé dessus. Florian, je l'ai toujours trouvé canonissime, y compris lorsque je sortais avec la pousseuse de chariots à boissons. Bon, là, c'est vrai, il n'était pas ce que l'on peut faire de plus glamour et sexy, vu qu'il devait avoir au moins 4 grammes dans chaque bras et qu'il avait du mal à avancer et même simplement à se tenir debout. Mais lorsqu'il m'a reconnu (sans parvenir à me regarder en face pourtant, c'est bizarre...), il s'est jeté dans mes bras et je n'ai pas eu d'autre choix que de l'y accueillir. Résultat, il m'a pas mal collé, et je ne m'en suis pas plaint, du reste. Pas plus que lorsqu'il m'a entraîné à l'écart, le long de la piste, et qu'il s'est mis à me rouler de nombreuses et longues pelles. Un fantasme se réalise... Ce petit jeu s'est poursuivi une partie de la soirée, par intermittance, et puis, j'ai finalement décidé de partir. En sortant, sur qui je tombe ? Je vous le donne en mille: Florian et la copine. Et le beau brun qui me voit et dit: "J'veux rentrer avec toi". Bon, là, nouvelle inondation sur un trottoir déjà détrempé par la pluie, mais je ne le montre pas trop. Il est plus que probable, en effet, que Florian ait envie de rentrer avec moi juste car j'habite moins loin que lui. Je lui demande simplement de ne pas vomir sur mon parquet, et là, il dit à sa copine: "Rrrhooo, t'as vu, il veut pas que je vienne". Hein, quoi ??? mais si, il veut ! Et Florian, qui rajoute à l'adresse de la copine: "Ouais, mais il va abuser de moi". Alors, je lui dis: "C'est pas le genre de la maison" (bon, je sais, c'est un mensonge, mais bon, il ne se rappellera pas que je l'ai dit). Du coup, je prends la mesure pour ne pas paraître trop insistant, en précisant que j'ai deux chambres (il est bien sûr hors de question d'utiliser la deuxième, que je compte  barricader sitôt arrivé à la maison). A un moment, il est question que la copine dorme aussi à la maison (bon ben, si y'a que ça pour parvenir à mes fins...), et puis finalement, il hésite et décide de rentrer chez lui. Je n'ai pas insisté. Je me disais, en retournant chez moi (et en me prenant une averse monumentale sur les 10mn de trajet que cela a duré), que ce n'était déjà pas si mal d'avoir goûté à la bouche délicieuse de ce mec, et je souriais en imaginant la tête de mon ex s'il avait vu tout cela.
   Le dimanche, avant de faire un petit ciné avec Activia, Tipiaka, Maya et son nouveau Jules (ou Juliette), j'étais appelé pour une Urgence Sociale dans le 93. Un habitué des appels au secours, qui s'ennuyait un peu sur son lieu de travail et avait besoin d'un peu d'écoute. Devant tant de détresse humaine, n'écoutant que mon coeur, je me suis porté à son secours et lui ai apporté tout le réconfort que j'ai pu...dans la chaufferie de l'hôtel où il travaille, au 8ème étage (avec vue sur la Tour Eiffel, s'il vous plaît. On est romantique ou on ne l'est pas). La conscience tranquille (et les couilles vides), j'ai pu rejoindre mes amis, content de ma bonne action. Activia m'a alors très justement comparé à "Sam" le samedi soir (sauf que je n'ai pas conduit et que je n'ai ramené personne finalement), et à "Soeur Emmanuelle" le dimanche. On ne pouvait trouver meilleure comparaison, je pense...

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08 novembre 2008

Crémaillère et casserole

   Hier soir, c'était LA soirée où il fallait être, le lieu inévitable, l'événement de cet automne, mais oui bien sûr, je vous parle de la crémaillère de Maya. Il y a un mois environ, nous avions tous répondu présent pour le déménagement de notre butineuse préférée, qui nous avait d'ailleurs assuré que "cela ne prendrait qu'une matinée", qu'on serait "libres l'après-midi, oh oui, largement, c'est sûr, je vous le promets..." . Mon cul, ouais ! On a fini à 20h, on n'avait plus de jambes (alors imaginez ce que ça donne pour une Activia qui a déjà des demi-jambes en temps normal...), et le soir, on a mangé en piquant du nez dans les cartons de pizzas... Bref, on s'est quand même bien marrés, comme toujours.
   Donc, naturellement, il fallait inaugurer officiellement les lieux, après que la Maya's Teutche of Décorécheune ait fait son oeuvre. Magnifique revêtement de sol imitation parquet chêne foncé, tableaux  et objets disposés judicieusement ici et là, nombreux et divers éclairages dans toutes les pièces, lumière tamisée dans la salle de bains, et une myriade de petites bougies sur la terrasse pour parachever ce nouvel et adorable petit nid, où l'on se sent déjà extrêmement bien.
   Il faut dire aussi que le casting a contribué à la réussite de cette soirée. Maya avait convié plus d'un garçon "physiquement intelligent", ce qui n'était pas désagréable, reconnaissons-le. Bon, il y en a bien eu une pétasse qui a fait la grimace et a failli tourner les talons aiguille quand on lui a dit qu'il ne restait plus de flûte à champagne (ben ouais, mais elle avait qu'à pas arriver la dernière, deux heures après tout le monde, cette conne) et qu'il faudrait donc qu'elle le prenne dans un gobelet en plastique. Sachant ça, Activia a suggéré l'idée subtile d'aller la voir pour trinquer et lui dire: "Oh mais ça ne fait pas "gling" avec ton verre". C'aurait été très drôle, mais Maya, en bonne maîtresse de maison, avait trouvé la solution de rechange en dégotant un vrai verre pour satisfaire la diva. Elle est forte, celle-là !
   Une phrase dite par un garçon qui me plaisait entre tous les autres a été surprise par Activia. Il disait: "Moi, je n'ai jamais reussi à rester célibataire plus d'une semaine". Je me suis alors dit qu'il fallait absolument que je sache quel jour commençait la semaine pour lui, afin de savoir si c'était le bon moment pour attaquer. Mais je ne l'ai finalement pas su...
   Bref, une véritable réussite et une parfaite organisation. Bon, il est vrai que le tiramisu et le crumble aux pommes que j'avais faits ont rencontré un succès que je qualifierai d'"énorme" et d'"incontestable" (c'est pas moi qui l'ai dit mais tous ces charmants garçons. Ils ont très bon goût, je trouve...)
   
   Par ailleurs, je me suis laissé conter une anecdote bien amusante. Le frère d'une personne que je ne nommerai pas (mais qui est d'origine maghrébine, c'est tout ce que je peux vous dire), a été sollicité pour "passer un moment de mélange des corps, agréable et éphémère", en compagnie d'un autre garçon, il y a quelques jours. Oui, en d'autres termes, un plan cul.  Bon alors, l'autre, c'était un hétéro qui a demandé au frangin en question de se raser intégralement pour l'occasion, et de s'habiller en meuf. Rien  que ça... Alors, le frangin qui est pas du tout du genre à se laisser donner des ordres, a catégoriquement refusé l'épilation totale... et s'est limité à ce qu'il a de plus traditionnel en ce domaine (je dirai poliment: le maillot et les féfesses). Il a cependant accepté de porter un string, qu'il a été obligé de piquer à sa soeur (on voit nettement là son refus de se laisser dominer). Bon, le plan se passe (bien, j'imagine) et le frangin rentre à la maison. Sa mère est en train de bricoler et lui demande un coup de main. Pas de problème, le fils modèle s'exécute. Maman lui demande de monter sur une chaise pour accrocher quelque chose et là, ce qui ne devait pas arriver arriva: en levant les bras, le string est apparu, dépassant du jean, et la question fut se savoir si maman l'avait aperçu, et surtout, quelle explicationn crédible fallait-il donner ? On imaginait bien la situation qui était, pour nous, très drôle, mais pour lui, certainement moins... Mais a-t-on idée de garder un string à dentelles en rentrant chez sa mère après un plan cul ? Le débat est ouvert.

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21 octobre 2008

On se détend

J_r_me_Commandeur   J'ai proposé à mes amis d'aller voir, ce soir, le spectacle de Jérôme Commandeur au Palais des Glaces. J'avais déjà assisté à son précédent show, en ce même lieu, il y a quatre ans. Et une nouvelle fois, je n'ai pas été déçu. Un débit de parole époustouflant, un formidable jeu d'acteur, des répliques à tuer, et ça vous donne une bonne heure de rires ininterrompus à travers une galerie de personnages qui vous rappellent forcément quelqu'un (l'employée du Conseil Général qui critique tout le monde et raconte sa vie, le pote qui sait tout et se croit obligé de sortir sa science perpétuellement, le routier franchouillard, la mère de famille trop permissive, j'en passe et des meilleures). Personnellement, je suis hyper client et j'ai adoré. Je ne peux que vous encourager vivement à aller voir ce spectacle qui se joue jusqu'au 26 avril prochain (Petit Palais des Glaces - 37 rue du Faubourg du Temple - 75010 PARIS - Du mardi au samedi à 20h00).

Coluche_l_histoire_d_un_mec   Un peu plus tôt dans la journée, profitant d'une petite semaine de vacances, je me rendais au cinéma pour aller voir "Coluche, l'histoire d'un mec". Pour avoir vu récemment quelques reportages sur la période "candidature à l'élection présidentielle de 1981", je savais que le film portait précisément là-dessus. Et ce que le film relate est fidèle à ce qui en a été dit dans ces quelques documentaires, la drogue et l'alcool en plus. Mais c'est surtout la prestation de François-Xavier Demaison qui m'a étonné. Dès les premières images, la ressemblance est tellement frappante avec le vrai Coluche qu'on aurait presque l'impression que cela a été tourné à l'époque. Cela m'a rappelé, par comparaison, Marion Cotillard interprétant Edith Piaf (dans un autre registre bien sûr...). Bref, un film intéressant, bien fait... à voir, en somme.

   En prenant le métro pour rentrer chez moi, un type m'aborde et me dit: "Vous avez pas où y'a des cabines à pièces ?". Je lui dit que non, que ça se fait rare maintenant. Il me dit: "Ben oui, moi j'suis de Toulouse, et à Toulouse, y'en a encore". Alors je lui dis, toujours avec le sourire: "Ah oui, mais à Paris, y'en a de moins en moins", et, apercevant deux cabines dans le métro, je les lui désigne, mais il dit: "Ben non, elles sont à carte". Alors je réponds: "Ah oui, ben c'est dommage", et j'essaie de prendre de la distance car il a l'air de ne pas vouloir me lâcher. Et d'ailleurs, c'est ce qu'il fait, il me colle en me disant: "Non, parce que je suis de Toulouse et je voulais appeler mes potes sportifs..." - Moi: "Ah oui ?" - Lui: "Ben ouais, parce que je voulais leur parler des résultats de matches de rugby, et pis c'est sympa d'être entre potes et ... et" (et là, il a l'air de plus en plus vicieux et me colle encore plus)... "et de mater un match, de boire de la bière et de se regarder des films de cul avec des gonzesses... hein ?... hein que c'est bien ???". Là, je me dis qu'on est bien loin de la cabine à pièces, et je le sème entre les portiques d'accès aux voies... I love Paris...

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13 octobre 2008

Brève rencontre

   D'habitude, lorsque j'adresse la parole aux gens dans le métro, c'est pour leur faire remarquer que le son de leur MP3 est trop fort et que ça dérange, ou pour leur faire comprendre qu'on n'en a rien à foutre qu'ils racontent leur vie au téléphone en hurlant, en en faisant profiter toute la rame. Oui, il y en a qui ne semblent même pas avoir conscience de leur manque de savoir-vivre et pour lesquels le mot "respect" ne doit s'appliquer qu'à leur avantage. Ce n'est pas que je m'adresse aux gens uniquement pour être désagréable, c'est juste que je vois que d'autres personnes sont tout aussi excédées que moi mais qui, bien souvent, n'osent rien dire. Et c'est presque plus facile pour moi d'ouvrir la bouche pour dire quelque chose comme ça que d'aborder un bel inconnu pour lui faire la conversation, ce que je préférerais.   

   Ce soir, en quittant le travail, un livre à la main, je marchais en direction de la première rame de la ligne 3, tout en regardant, comme d'habitude, si quelques beaux garçons se trouvaient sur le passage. Pour regarder surtout si l'un d'entre eux allait monter dans la même rame que moi et m'installer à proximité. Ce fut le cas ce soir, comme cela arrive de temps en temps. Je repérais un petit rebeu, environ 25 ans, au visage agréable et à la belle allure. Nos regards se croisent. Le métro arrive, nous montons par la même porte. Je m'asseois à côté de lui, et j'ouvre mon livre. Quelques instants plus tard, il dit à mi-voix: "Où est-ce que je descends, moi ?", et il se lève pour aller voir le plan. Je ne peux que constater qu'en plus d'être mignon, il a un beau cul, ce qui ne gâche rien. Il vient se rasseoir et je le vois qui se met à lire mon livre. Il me dit alors: "Excusez-moi, je peux vous demander ce que vous lisez ?". Je lui montre la couverture d'"Harry Potter et l'Ordre du Phénix". Il me dit que c'est sympa, que c'est de la lecture pour tous âges (je ne sais pas comment je dois interpréter cela, après avoir entendu son vouvoiement) et je lui demande s'il a lu les bouquins de la série. Il me dit que non, mais qu'il a vu quelques uns des films. Il rajoute qu'il faudrait vraiment qu'il se mette à la littérature... Bon, moi, je ne classerais pas "Harry Potter" dans la littérature, mais ce n'est qu'un avis. Lui demandant ce qu'il aime, je l'entends me répondre avec un magnifique sourire: "Moi je suis plutôt branché PD". Pensant avoir mal saisi, je lui demande de répéter avec, moi aussi, un sourire, et il me dit: "Moi je suis plutôt branché BD", ajoutant qu'il adore les mangas. Il me demande si j'en lis. Ne voulant pas faire de bourde (je ne vais pas lui dire que les seuls mangas que je connaisse bien sont les dessins animés de "Goldorak" ou de "Jeanne ou Serge"), je lui dis que je n'en ai jamais lus mais je montre, naturellement, un grand intérêt pour la chose. Je lui avoue tout de même avoir lu tous les "Astérix", histoire de dire quelque chose, mais en précisant bien que je sais que ce n'est pas du manga... Ce garçon a décidément un magnifique sourire. Je cherche ensuite ce que je pourrai bien lui dire pour continuer cette conversation mais bientôt, il se tourne vers moi, me tend la main et me dit: "A bientôt". Je lui dis: "Oui, à la prochaine, avec plaisir".

   Nous descendons tous les deux à République. Lui prend à droite, et moi à gauche. Je le regarde partir, j'hésite à la suivre, et je me ravise. Je me dis que je le reverrai peut-être. Je ne vais tout de même pas envoyer un mot à la rubrique "métronaute" de "Métro" en espérant qu'il le lise, mais je me dis que j'aimerais bien le recroiser, ce bel inconnu. Voilà, c'est tout. C'était juste une rencontre comme il s'en passe tous les jours, mais c'est un des ces petits plaisirs de la vie qu'on aime tant.

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27 septembre 2008

Des dorures au Stade de France

DSC03523 Tellement marqué par les quasi 3 jours de présence de "La saucisse", (vous savez, celle qui souffrait du "syndrôme de la bouche ouverte"), j'en ai oublié de vous raconter la fin du week end. Le dimanche, donc, Activia, Tipiaka, le bel Italien Giacomo que m'avait gentiment confié Eric, occupé à d'autres tâches (ou tâché par d'autres occupations, peut-être, je ne sais pas...) et moi-même, avons poursuivi nos visites patrimoniales en nous rendant à l'Elysée puis au Ministère des Affaires Etrangères (oui madame !).

   Une fois n'est pas coutume, un peu d'histoire: construit entre 1718 et 1722, ce qui n'était encore appelé qu'un "hôtel" était destiné à la résidence du Comte d'Evreux. A sa mort en 1753, Louis XV l'acheta pour le mettre à la disposition de l'une de ses favorites, la Marquise de Pompadour. Je fais une parenthèse à ce moment de l'Histoire de France pour vous faire part d'un échange avec "La saucisse", qui avait visité la veille le Palais de l'Elysée. DSC03590 Oui, enfin, en fait, on avait commencé à faire la queue tous ensemble la veille, mais au bout d'une heure et demie  d'attente dans les jardins (et surtout lassés de subir la connerie de "La saucisse" et de voir les gens se retourner quand elle téléphonait à toute sa famille en hurlant: "mais si, j'te l'dis, chuis dans les jardins de l'Elysée"), on s'est barrés en la laissant faire deux heures de queue de plus... Lorsqu'elle m'a raconté sa visite, dans la soirée, elle m'a parlé du magnifique "salon de la Pompidou", ce qui m'a fait sourire (ben oui, je suis poli, je l'ai pas traitée d'andouille devant tout le monde) car il me semblait plutôt qu'il s'agissait du "salon de la Pompadour", rapport à la marquise du même nom. Eh ben non, "la bouche en tiroir-caisse" m'a assuré que le salon portait bien le nom d'une ex-première dame de France. Quand je vous dit que c'était une quiche... (pas Mme Pompidou, "La saucisse", bien sûr...)

DSC03531  Enfin bref, c'est à partir de 1848, sous la II° République, qu'il fut décidé que l'Elysée deviendrait la résidence officielle du Président de la République. Sous la V° République, d'autres sites ont été étudiés afin de faciliter l'exercice de la fonction par un gain de place notamment (les Invalides, l'Ecole Militaire ou le Château de Vincennes furent envisagés), mais les différents projets ne connurent pas de suite. Ce palais de 365 pièces comprend une immense salle des fêtes, où le couvert avait été dressé à l'occasion de notre visite, comme on peut le voir sur la photo.

DSC03543  Puis nous sommes passés par différentes pièces, notamment le Salon Murat, lieu où se déroule chaque semaine le Conseil des Ministres, le Salon des Aides de camp, celui des Ambassadeurs ou encore celui des Tapisseries. Puis nous nous sommes retrouvés dans une pièce où le mobilier de bureau tranchait nettement avec celui des autres cabinets. Curieux de savoir qui occupait cet endroit et posant la question à un huissier, celui-ci répondit, à notre grande suirprise, qu'il s'agissait du bureau où préférait travailler le plus souvent le Président .DSC03553 Nous avons ensuite emprunté le grand escalier d'honneur menant au premier étage, et après avoir traversé le vestibule dont les murs supportent les portraits en pied des anciens présidents de la V° République (nous avons noté qu'il en manquait...), nous avons enfin accédé au bureau du Président de la République, certainement la pièce où les visiteurs se sont, bien naturellement, le plus attardés. La visite s'est poursuivie à travers d'autres salons et s'est terminée dans la cour où étaient exposées les voitures utilisées par les Présidents de la V° République. Une bien belle immersion dans le coeur de la Présidence de la République, qui aura duré 1 heure 30.   

  DSC03596

Sous un soleil toujours aussi radieux, nous nous sommes ensuite dirigés vers le Ministère des Affaires Etrangères, quai d'Orsay. Très certainement l'un des plus beaux ministères de la République, si ce n'est le plus beau. Au début du XX° siècle, le premier étage du bâtiment était réservé aux  souverains, chefs d'Etats, et premiers ministres en visite officielle en France. Des salles de bains réservées au Roi et à la Reine d'Angleterre avaient d'ailleurs été construites en 1938 et existent toujours. C'est par ailleurs dans le Salon de l'Horloge, au rez-de-chaussée, que Robert Schuman prononça, le 9 mai 1950, son discours sur l'Europe qui aboutit à la signature, l'année suivante, du traité instituant la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (C.E.C.A.), première étape de la construction européenne.   

DSC03598  La journée était loin d'être finie, puisque, après les dorures des palais de la République et une petite pause en terrasse, nous avons pris la direction du Stade de France pour le concert de Madonna, ayant été rejoints entre temps par Rachida et Dululu. Une bonne affaire à 20 € la place, et un stade qui se remplit péniblement. Rachida avait déjà assisté au concert de la veille, et ne cessait de nous réciter le programme par coeur (en se plantant deux ou trois fois, naturellement). Elle était excitée comme une puce et n'arrêtait pas de sauter sur son siège, comme une vraie midinette. Activia avait amené son plaid et l'avait bien installé sur ses genoux fragiles, tandis que Dudlulu enfilait sa perruque blonde et son justaucorps rose, prêt à se déchaîner sur les tubes de La Madonne. Laquelle a enfin daigné se montrer sur scène avec une demie-heure de retard (et après que le pote de Bob Sinclar ait beuglé dans son micro pendant 1 heure) et a entamé son tour de chant, apparemment pas trop en play-back. Bon, du reste, le Stade de France pour un concert, c'est franchement pas l'idéal, il faut le dire. De là où nous étions, au fond du stade (mais assis !), nous ne ressentions pas une grande ambiance, du moins pendant la première heure. C'est devenu un peu mieux par la suite, et nos voisins de sièges ont, tout comme Tipiaka, Rachida et moi, commencé à se remuer les fesses et à chanter. Dommage, c'est venu un peu tard, à trois morceaux de la fin du concert, ce qui ne nous a pas empêché de nous amuser quand même, l'essentiel ayant été d'avoir partagé ensemble cet événement.

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23 septembre 2008

Le retour de La saucisse

   Je viens de relire mon post du 20 août dernier (c'est à dire mon avant-dernière prose. Oui je sais, fan-club en délire, je n'écris pas assez souvent) et il est nécessaire d'apporter une petite (toute petite) rectification à mes propos. En effet, je parlais, ce jour-là, d'un garçon avec lequel j'avais fait connaissance sur le net et que j'avais gentiment invité à dormir chez moi en tout bien tout honneur (bon, vous savez comment ça s'est terminé au final...) et que j'avais hâte de revoir. Bon ben j'ai, comment dire, quelque peu changé d'avis.
   Nous l'appellerons "La saucisse", pas tant car je ne veux pas, par respect, révéler son prénom, mais plutôt car je souhaiterais tout simplement l'oublier. Je m'explique: lorsque nous nous sommes vus la première fois, cela n'a duré que quelques heures (et surtout, c'était la nuit) et je me rends compte à présent que c'était largement suffisant. On s'était bien amusés et j'en gardais un bon souvenir, tellement bon que lorsque  La saucisse m'a dit qu'elle revenait passer un week-end sur Paris, je l'ai bien naturellement invitée à dormir à la maison...trois jours. Quelle connerie j'avais pas faite...
   Elle est arrivée jeudi soir. Bon, ce soir-là, ça allait à peu près. On a fait un Paris-By-Night en voiture (oui, on l'avait déjà fait la première fois, mais bon, j'aime bien aussi, j'avoue). Au passage, nous avons récupéré mon ami Eric, résidant habituellement et pour quelques mois encore à Tahiti, mais actuellement en vacances en métropole, et qui voulait lui-même faire profiter à un "ami" italien de la beauté de la Ville Lumière en soirée. La saucisse m'avait fait croire que sa timidité l'empêcherait d'être à l'aise en présence de mes amis, et j'avais tout fait pour le rassurer à ce sujet. J'ai remarqué qu'il s'adaptait très vite lorsqu'il a balancé quelques réflexions qui se voulaient, peut-être pour lui, drôles, mais que j'ai trouvées désobligeantes à  l'égard de "mon" Eric (je déteste que l'on touche à mes amis, surtout lorsque ça vient de quelqu'un qui ne les connaît pas !). Bon, déjà, là, j'ai moyennement apprécié, et je me suis dit que ça promettait pour les trois jours à venir.
   Le lendemain, j'avais (exprès !) posé une journée de repos pour faire visiter quelques bons coins de Paris à mon invité. Et là, qu'est-ce qu'il me demande ? De visiter les studios de télé de La Plaine Saint Denis, et surtout celui de la Star Academy (c'était le jour où l'émission devait recommencer). Bon, ben si ça lui fait plaisir... On se retrouve alors à circuler entre les hangars de La Plaine pour essayer de trouver une pancarte "Star Ac'". Et on finit par en trouver une: devant une toute petite porte, quasiment dans une ruelle, un panneau indique: "Entrée des artistes et des musiciens". Ca y est, La saucisse est au comble du bonheur et prend une photo de la pancarte... Mais je n'étais pas au bout de mes peines. L'après-midi,  à sa demande, direction le Musée Grévin. C'est une visite sympa à faire. Je n'y étais pas retourné depuis trois ans à peu près, et étant donné que l'endroit est réaménagé régulièrement, c'est toujours plaisant à voir.  Mais de là à en pisser partout... La saucisse a mitraillé dans tous les sens. Elle a atteint le paroxysme de la jouissance lorsque je l'ai prise en photo avec "Lorie", et qu'elle s'est empressée de téléphoner à sa soeur pour lui dire qu'elle avait vu "Lorie" (et la frangine, ben elle y croyait en plus, que son idiot de frère avait vu la vraie  Lorie au Musée Grévin... c'est pas possible, ça doit être de famille...). Elle a parachevé son rêve en achetant une "médaille-souvenir" en or (à 2€) à l'effigie de la "star".
   Non, non, ne croyez pas que je me moque, c'est pas mon genre. D'ailleurs, pour être sûr que ça ne venait pas de moi, j'ai décidé de présenter mon "ami" à mes amis. Un jury très sûr et impartial, j'ai nommé Activia et Tipiaka. En réalité, au début, je me disais qu'il serait impossible que je les croise ce week-end au bras de La saucisse. Et puis, je me suis dit que, si je restais avec elle, j'allais vraiment me faire chier. Nous nous sommes donc retrouvés à quatre le samedi midi, et, visiblement, je ne m'étais pas fait de film: elle était bel et bien neuneu à l'unanimité. Du coup, nous avons passé la fin de journée tous ensemble, notamment à l'Assemblée Nationale à l'occasion des Journées du Patrimoine. Nous avons aussi tenté de visiter le Palais de l'Elysée, mais ce jour-là, la file d'attente était trop longue. Alors pour patienter, Eric s'est livré à un petit jeu de culture générale (enfin, plutôt particulière, car uniquement centrée sur Disney, la passion de La saucisse), et m'avait fait un clin d'oeil en chantonnant des musiques de dessins animés ou de films pour les lui faire deviner. Pas de chance, La saucisse connaissait tout sur le bout des doigts et était trop heureuse d'étaler sa "culture". Eric a même voulu le coincer  gentiment en lui demandant quelle parade passait à 15 heures (tout en ignorant totalement la réponse !). Et La saucisse s'est écriée, triomphante, qu'à 15 heures 35, c'était la parade de Winnie l'Ourson, sous nos yeux subjugués, mais aussi sous ceux des dizaines de personnes qui s'était retournées et nous regardaient, semblant se demander de quelle planète on débarquait...
   Le soir, nous sommes allés au ciné voir "Mamma Mia". La saucisse l'avait déjà vu deux fois, mais était partante pour une troisième. Ca faisait au moins une heure qu'elle n'avait pas posé de question idiote, lorsqu'elle s'est aperçue que le film que nous allions voir était en V.O.  Je me demandais bien ce que ça pouvait lui poser comme problème, car, d'une part, elle semblait savoir lire le Français, et d'autre part, je ne pense pas qu'ABBA ait refait toutes ses chansons en version française pour le film... Au passage, j'ai trouvé le film génial, entraînant, divertissant et très bien conçu.
   Pour en revenir à La saucisse, le problème, quand on commence à avoir quelqu'un dans le nez, c'est qu'on lui trouve de plus en plus de défauts au fur et à mesure qu'on l'observe. C'est très difficile, du reste, de décrire toutes ces scènes par des mots. Ca ne s'explique pas, ça se vit (enfin, en ce qui me concerne, j'espère ne plus le vivre). En le regardant, je me suis aperçu qu'il avait toujours la bouche ouverte. Je sais, c'est con à dire, mais si vous aviez vu, vous comprendriez. Une mâchoire inférieure avancée, la bouche  béante en permanence: mmmmhhh, ça fait rêver... Ca m'a fait penser à une caisse enregistreuse. Je trouvais une ressemblance frappante avec les jeux de fêtes foraines, vous savez, ceux dans lesquels on glisse des pièces dans les fentes pour essayer de faire tomber des jetons de plastique de toutes les couleurs sur des plateaux qui vont et qui viennent inlassablement (on y joue pendant 3 heures, et en général on gagne un jeu de cartes pourri). J'ai eu la bonne idée de suggérer cette métaphore à Tipiaka qui, au cours du dîner au restaurant, le samedi soir, m'a discrètement fait du genou sous la table pour me montrer qu'il avait mis une pièce d'un euro dans sa bouche, à la façon d'un tiroir-caisse, tandis que La saucisse énumérait à une Activia  (faussement) fascinée la liste des personnages Disney avec lesquels elle avait été prise en photo. Dur de garder son sérieux, donc, alors on a fini par éclater de rire, mais La saucisse a pensé qu'elle avait été très drôle en nous révélant qu'il lui manquait "Belle" (de "la Belle et le Clochard", si si) à sa collection de photos. Oui, je vous le dis, on aurait dû l'inviter un mercredi soir pour un dîner de cons.
   Je vous raconte là les plus grandes lignes, car ce serait vraiment trop long de tout relater.  Mais en bref et en vrac, j'ai eu droit à: "Est-ce qu'on va faire quelque chose au lit tout à l'heure ou est-ce que je peux prendre mes cachets pour dormir ? Parce que si je prends mes cachets maintenant, je vais dormir dans 30 à 45 minutes alors euh....." Ou bien encore, après une bonne demie-heure à s'astiquer le poireau pour essayer d'en sortir quelque chose (alors que moi j'avais tout lâché depuis longtemps, excusez-moi d'être vulgaire): "Ah là là, chez moi, j'y arrive deux ou trois fois par jour, mais quand je suis chez quelqu'un d'autre, je peux pas. T'aurais pas un stimulant ?" Moi: "Un stimulant ? Comment ça ?" Lui: "Ben, un DVD..." Bon ben là, j'ai abandonné...
   Dimanche matin, ce fut la délivrance. Dernier effort: La saucisse me demande de la conduire à la gare de Lyon pour qu'elle puisse prendre le RER, direction le pays de ses rêves (Disney donc). Dans la voiture, elle me dit: "Ben j'espère que tu m'auras pas trouvé trop soulant pendant les trois jours". Et moi, (faux-cul, j'avoue): "Mais non, pourquoiiiiiiiiiii ?". Après tout ça, un seul mot à dire: "NEXT"
   

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25 août 2008

Emission, réunion et frissons

   Le week end a commencé par une "Secret story party" organisée chez Activia.  Autour d'un délicieux repas, nous avons suivi le prime que nous attendions avec impatience, pour voir à si Nathalie allait arracher les yeux de Samantha ou ceux de Marilyn. Ca promettait durant l'émission, surtout quand nous avons vu le face à face à face (ben oui, elles étaient deux dans le confessionnal et une sur le plateau) où les vannes commençaient à s'échanger bon train. Et puis, lorsque Sam est sortie, rien. Juste un petit malaise: pas de bonjour, pas de bisou et même pas une baffe. Pffffffffff........ Un excellent point cependant à Benjamin Castaldi pour l'ensemble de son oeuvre, et plus particulièrement lors des quotidiennes, où il est déchaîné et où il campe de fabuleux sosies de candidats (Samantha Castaldi, samedi, était vraiment d'enfer, et bien plus drôle que la vraie...).
   Samedi soir, nous avions enfilé nos plus belles burkas de soirée pour aller fêter dignement l'anniversaire de Rachida. Comme ma maman m'a toujours dit que, passé un certain âge, on ne révélait plus l'âge des dames, je n'en dirai pas plus. Une soirée empreinte de nouveautés, puisque Rachida avait convié son nouveau prince, et que Maya nous a présenté un charmant garçon qu'elle a rencontré pendant ses vacances en Espagne (et  même pas dans un bordel, mais si je vous assure). Tiens, au fait, cela fait bien longtemps que je ne me suis pas moqué de notre célèbre butineuse au dard tant convoité. Aussi je vais vous relater un épisode croustillant survenu voici quelques semaines. Nous passions le week-end en Normandie et le vendredi soir, nous nous trouvions dans un bar gay de la capitale normande. Soudain, le serveur vient à côté de Maya et l'informe qu'un client souhaite lui offrir un verre. Quoi de plus charmant ? Maya en rougit de plaisir et demande au barman de quel client vient ce geste touchant. Le serveur lui indique que le client est parti (ben ouais, bizarre...) mais qu'il doit revenir dans la soirée. Maya s'étant déjà enfilé... trois bières, dit au barman qu'il peut garder l'argent comme pourboire. Quelque temps plus tard, le barman nous désigne le client qui est en effet de retour. Maya, la politesse et la classe incarnées, descend gracieusement de son tabouret et s'en va remercier le courtisan. Elle revient s'asseoir parmi nous quelques instants plus tard et, naturellement, nous la bombardons de questions. Un peu gênée, Maya nous révèle l'insoutenable: en allant remercier le garçon, celui-ci lui dit: "ah mais non, en fait, c'était pas pour toi, c'était pour ton pote". Une terrible méprise qui trouve son origine dans le fait que le timide client avait désigné au serveur "le gars qui porte un débardeur". Le seul hic, c'est qu'une autre des personnes se trouvant parmi nous en portait un également, mais le serveur n'a pas fait attention. Alors, bien sûr, nous ne nous sommes pas permis de nous moquer de cette pauvre Maya (vous pensez bien), qui, du coup, a repris deux Despé.
   Dimanche après-midi, je suis allé prendre le thé chez Activia et Tipiaka pour regarder un très bon film joyeux et très propre: "Saw III". Il faut l'avouer, pour ceux qui connaissent ces films, qu'il est quelquefois très difficile de rester les yeux ouverts devant ces scènes d'une atrocité, mais - reconnaissons-le - d'une forme d'ingéniosité remarquable. Dans le sens où il faut vraiment être sacrément inspiré (et particulièrement tordu) pour imaginer de telles mises en scènes macabres (Tipiaka regardait le film les doigts écartés cachant à demi ses yeux et Activia faisait croire que sa sciatique la reprenait en se tordant dans tous les sens). Mais l'histoire était intéressante, et j'attends avec impatience de voir la (les) suite(s). "Saw IV" est déjà sorti, et, si je ne m'abuse, "Saw V" est en préparation. L'été prochain, barbecue oblige, on aura "Saw VI" et pour l'hiver 2009, comme il fera froid, et bien je vous le donne en mille, vous aurez droit à "Saw VII" (bon, pour ceux qui n'ont pas compris, redites-le à haute voix. Et si vous ne savez pas lire les chiffres romains, (re-)lisez Astérix...)

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20 août 2008

"Service public", vous connaissez ?

DSC03459   Cela faisait quelques jours que je discutais avec un charmant garçon habitant en Franche-Comté, et qui était entré en contact avec moi via Facebook. Comment est-ce arrivé ? Je ne voudrais pas risquer de commettre une erreur, mais il me semble bien que c'était dans la rubrique "Would you like to sleep with me ?" (Toon, si tu n'arrives pas à traduire, demande à ta voisine...). Cette application de Facebook, je ne la connaissais pas. Ben non ! Jusqu'à maintenant, je jouais uniquement et innocemment à "Are you interested ?" et je répondais à tous les tests (en Français, de préférence) tels que "Quel personnage de Harry Potter es-tu ?", "Quel personnage de Secret Story es-tu ?" ou encore "Quelle pute es-tu ?" (si si, ça existe, mais je ne me souviens plus du résultat, il me semble que mon profil ne collait pas du tout avec les questions du test...). Bref, toujours est-il que nous avons commencé à échanger quelques messages en tout bien tout honneur, et en occultant l'origine de notre contact.
   Ce garçon avait prévu de venir à Paris pour le grand week end du 15 août, et notamment pour passer deux jours à Disneyland. Mais, problème, la personne qui devait l'héberger le jeudi soir lui a fait faux bond quasiment au dernier moment (c'est à dire le mercredi soir) et du coup, le pauvre jeune homme était bien embêté. Son hébergement était tout de même toujours assuré pour le reste du week end. Il tentait donc de trouver une solution pour le jeudi soir, sous peine de devoir écourter son séjour parisien.
   Devant tant de détresse, et après mûre réflexion (c'est à dire 5 bonnes minutes), je décidais de lui proposer de l'accueillir à la maison pour la nuit du jeudi. Chose qui n'est pas dans mes habitudes et que je n'avais jamais faite auparavant avec quelqu'un que je ne connaissais pas. Mais je ne sais pas, j'avais le sentiment qu'il était réglo et que je pouvais prendre ce risque... Du reste, je ne savais pas trop comment lui proposer cela, sans que ça a l'air d'une proposition indécente (vous me connaissez...). Je l'ai donc fait simplement, spontanément, comme une forme de service amical et il a accepté avec enthousiasme. Après quelques minutes de conversation, il m'a tout de même précisé qu'il ne venait pas à Paris "pour faire des saloperies". Ne comprenant pas ce qu'il voulait dire (ou plutôt ayant un doute sur la signification), il me répondit que ce n'était pas parce que j'acceptais de l'héberger qu'il fallait que j'espère le baiser. J'en avais le souffle coupé, j'en étais presque outré, blessé dans ma chair... (non, là, je déconne...). Je lui assurais aussitôt que je n'étais pas comme ça, mais je le prévenais que, n'ayant qu'un lit, nous serions bien obligés de le partager (eh oui, pas de bol, ma deuxième chambre est en travaux).
   Ravi que ses projets festifs ne soient pas compromis, le garçon m'envoyait dans la soirée un sms, me disant qu'il m'apporterait des spécialités de sa région pour me remercier de mon hospitalité. Je lui dis de ne rien en faire. Mais il insistait et me dit en ces termes: "Je vais t'amener de la saucisse de Morteau et de la saucisse de Montbéliard, et aussi de la bonne cancoillotte qui coule bien. Tu vas quand même pas cracher dessus ?". Bon alors je ne sais pas si j'ai l'esprit mal tourné ou quoi, mais je me suis demandé si ce n'était pas un message codé... Je lui répondais, avec sincérité, que j'adorais toutes ces spécialités et qu'il serait dommage , en effet, que je n'y goûte pas...
   J'allais donc le récupérer à la Gare de Lyon le jeudi soir, et, en arrivant chez moi, il m'offrit une magnifique saucisse de Morteau, quatre saucisses de Montbéliard et trois pots de cancoillotte (rien que ça !). Après avoir pris un verre et dîné rapidement à l'extérieur, nous sommes partis pour un Paris By Night jusque vers deux heures du matin. Il avait effectivement très envie de voir le plus grand nombre de lieux parisiens, et plus particulièrement la Tour Eiffel en bleu. Ce qui n'était pas pour me déplaire, moi qui aime tant me promener dans Paris comme un touriste. Nous sommes allés, entre autres, au Sacré-Coeur, Place Vendôme, au pont de l'Alma, aux Invalides, devant l'Elysée, sur les Champs-Elysées, ou encore devant l'immeuble où a vécu Claude François, dans le XVI° arrondissement, et devant la maison de Dalida à Montmartre (il a vraiment bon goût ce garçon). La soirée fut donc très agréable... et n'était pas finie. Nous avons continué à discuter en nous mettant au lit, et vers les 3 heures du matin, j'ai senti - comment dirais-je ?... - ben qu'il avait visiblement une sixième saucisse à m'offrir... J'ai bien eu envie de lui rappeler qu'il n'était pas venu à Paris "pour faire des saloperies", mais j'ai pensé que ça ne serait pas poli de refuser... J'ai donc fait preuve d'hospitalité jusqu'au bout... jusqu'au bout de la nuit, d'ailleurs. Je me suis réveillé le lendemain (enfin, trois heures plus tard quoi) dans les bras d'un garçon, et ça, c'est génial :). Je lui ai proposé de le conduire chez Mickey, et nous nous sommes quittés devant l'entrée du Parc. Depuis, quelques sms plaisants ont été échangés (chaque jour), et il n'est pas à douter que le petit provincial ait à nouveau besoin d'un lit parisien pour l'accueillir prochainement.  "Service public"...

Posté par klambeach à 00:00 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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